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Death Engine – Amen EP

Throatruiner Records porte bien son nom -ruineur de gorge pour ceux qui ne parleraient, vraiment mais alors vraiment pas anglais. Preuve en est avec Death Engine.

Originaire de Lorient, en Bretagne, le groupe n’a rien à envier aux formations de la capitale française. Avec des riffs lancinants, ils accrochent les oreilles et ne laissent pas indifférent. Leur EP intitulé Amen est composé de quatre morceaux et dure entre quinze et vingt minutes. Des minutes précieusement utilisées.

Le premier titre, No Hope annonce la couleur. Les guitares grincent, le riff principal agresse et se répète, le ton est donné. Seulement trois dans le groupe, un chanteur-guitariste, un bassiste et un batteur, les garçons font du bruit et l’assument.

Plutôt à tendance « hardcore chaotic », le trio propose également des passages mélodiques très appréciables, notamment dans le deuxième morceau intitulé Dallas. La batterie est parfaitement maîtrisée et vient marquer les temps là où les autres instruments créent une ambiance à la fois prenante et presque inquiétante.

Death Engine ça crie. Ca hurle même. Et pourtant, il n’y a pas un seul moment sans que l’émotion soit palpable. Oui, c’est possible, et ça agrippe même plutôt bien les tripes. D’une durée d’environ deux minutes trente chacun, les deux premiers morceaux sont là pour attirer l’attention. A chaque minute, le groupe monte en puissance.

Du coup, pour la troisième chanson, Gun, le temps se rallonge (3 »46), et l’EP prend alors tout son sens. La guitare se détache pendant un instant et devient le principal acteur du morceau. Les larsens ne deviennent plus une gène mais un son à part entière. Quand à la batterie, ultra présente, elle termine le morceau et accompagne l’oreille pour le grand final.

Et quel final! Amen -titre éponyme- clot l’EP. Avec une durée de presque huit minutes, elle est comme l’illustration parfaite de tout ce dont est capable de faire Death Engine. La première minute, uniquement sonorisée grâce à la guitare est presque lourde, et lorsque la voix et les autres instruments font leur entrée, la pesanteur se fait pleinement ressentir.
Au bout de la troisième minute, le chant disparaît et laisse place aux musiciens. A la quatrième, la rage s’évapore et le côté ambiant prend le dessus.

L’EP se termine sur plusieurs minutes de « bruits » à la fois incompréhensible et pourtant totalement à l’image du groupe où tout est millimétré dans un chaos complet parfaitement maîtrisé.

Death Engine – Gun
http://www.youtube.com/watch?v=A6yRt4nXvc8

 

Sortie: 20 juin 2013 (oui oui, demain!)
Chronique par Kathleen Bousiquier.

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