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Common – Universal mind control

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Lonnie Rashied Lynn, plus connu sous le nom de Common, vient de finir son huitième opus : « Universal Mind Control ».

Grandissant dans les quartiers sud de Chicago (« yes we can !), il est découvert en 1992, et signe son premier album : « Can I Borrow A Dollar ». Son chef d’œuvre, qui le propulse en tête d’affiche des rappeurs dis « conscients » (à l’instar de Talib Kweli, Mos Def ou A Tribe Called Quest) : « Like Water For Chocolate » en 2000, avec l’immortel « The 6th Sense » produit par DJ Premier. En plus de rappeur, il endosse aussi la veste d’acteur (« Mise à Prix », « American Gangster »…).

Je dois avouer, à titre personnel, que c’est non sans un certain scepticisme, que je glisse cette galette dans mon lecteur. Les raisons : les déceptions ressenties par ses derniers titres, et l’omniprésence du producteur Pharrell Williams dont les réalisations me laissent en général de marbre.
Et bien, surprise ! Et plutôt bonne.

Les productions d’abord, quasiment toutes de Pharrell et The Neptunes, se révèlent très variées ; hommage à la old school dans « Universal Mind Control » le premier titre, rythmes fleuves et smooth dans l’excellent « Punch Drunk Love » feat Kanye West (avec un soupçon de talkbox, merci Zapp !). « Sex 4 Suga » pourrait bien vous électriser. Laissez vous flotter dans « Changes », un nuage de douceur soutenu par la belle voix de Muhsinah au refrain ; mélange de sonorités, habilement embriquées dans « Inhale » (et quel plaisir d’entendre des scratchs ! de moins en moins utilisés ces temps ci).

Bon, petit bémol tout de même, Pharrell n’a pu s’empêcher de nous resservir ses sempiternelles prods, qui ont fait sont succès, sur certains morceaux. Enfin, dommage que ce LP se termine sur la fade mélodie pop (produit par Mr DJ cette fois) de « Everywhere ».

Common quand à lui est présent, et bien présent. Son flow est toujours aussi cool et lent, parfois haché. Il se pose parfaitement sur les beats, se permet même de varier les styles, et il le fait avec brio.

En plus de Kanye West, Pharrell (qui chante sur « Announcement ») et Muhsinah, il invite Cee Lo sur « Make My Day » ; des apports vocaux qui parachèvent (positivement) le tableau.

En définitive, ce disque est dans l’ensemble bon, voire très bon par moment, malgré quelques égarements.

Common semblerait s’être réconcilié avec le bon rap.

Label : Barclay / Sortie : Décembre 2008

1 réponse sur « Common – Universal mind control »

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