Catégories
Live reports

Air d’Islande Live – La Flèche D’Or – 03.2011

La soirée organisée par l’association Air d’Islande se tenait cette année à la Flèche d’Or l’occasion de découvrir ou redécouvrir Lay Low, Feldberg ou encore Hjaltalin (pas de panique, ça se prononce Yaltaline). Plutôt sympathique d’avoir ce genre d’occasions pour rappeler que la musique islandaise ne s’arrête pas à Björk ou Sigur Ros, et que d’habiter sur l’ile mélancolique ne signifie pas forcément faire de la musique étrange ou dépressive.

On commence la soirée avec Lay Low, une jeune femme discrète derrière sa guitare. Avec sa voix douce et posée elle hypnotise la salle avec des ballades aux tons de folk, de blues et de country. On regrettera juste peut-être qu’elle soit seule sur scène, ses morceaux studios ayant plus de peps grâce à de nombreux accompagnements.

Changement d’ambiance ensuite avec Feldberg ! Le trio islandais s’impose rapidement avec un set plein de patates, de paillettes et de mélodies accrocheuses. Certains morceaux comme Dreaming font sourire et dodeliner tranquillement de la tête. Coup de cœur en particulier pour la chanteuse dans sa robe à pois qui nous communique sa super pêche. Toutefois le guitariste surprend un peu dans cet univers rose bonbon avec une attitude plus rock menfoutiste. Peut-être que le succès de Feldberg vient justement de la combinaison de tout ces univers !

La soirée se clôture avec Hjaltalin, occasion pour eux de présenter leur nouvel album. Groupe qualifié de mélange entre musique de chambre et pop, leurs nouveaux titres sont plus « théâtraux » que ceux de Sleepdrunk Season. Cela se traduit sur scène par un joyeux bordel musical (7 sur la petite scène de la Flèche d’Or ce n’est pas si évident !) qui transporte au loin les auditeurs. Ils attaquent fort dès le début du concert avec Suitcase Man puis Sweet Impressions qui montrent bien l’ambivalence de leur univers. Les deux chanteurs se complètent plutôt bien, apportant deux touches, deux styles très différents. On regrette toutefois les embarquées Jim Morissonnienne du guitariste/chanteur qui ne semblent pas toujours utiles, ainsi que le son saturé de sa guitare qui fait un peu tâche… Le groupe revient pour un rappel avec Goodbye July, un des morceaux phares du premier album qui nous permet d’apprécier pleinement les talents de la chanteuse.

La soirée finie, on ne peut que rêver de Reykjavik et ses milles et une facettes. On en veut encore ! L’année prochaine ?

Crédits Photos : Nöélie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *